DVD – L’étreinte du serpent «un chef-d’œuvre!»

Auteur :
Date de parution : 2016
Langue : français
ISBN : 3384442269056
Prix :

25,00

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Description :

« Dans un somptueux noir et blanc, nominé aux Oscars 2015, L’étreinte du Serpent du cinéaste colombien Ciro Guerra est le plus grand film jamais réalisé sur l’Amazonie et les Indiens, une œuvre fascinante entre Aguirre de Werner Herzog et Dead Man de Jim Jarmusch, et bien au-delà : il est très rare d'aller au cinéma et de ne plus avoir conscience qu'il s'agit d'une fiction ou d'un documentaire, d'oublier les caméras et les acteurs, et de se croire transporté dans la réalité même du passé. De plus, rien n'est laissé au hasard ; il n'y a aucun détail ethnologique ou historique qui ne soit parfaitement documenté, notamment par les journaux de deux explorateurs : Theodor Koch-Grünberg (1874-1924), qui mourut là bas de malaria et le biologiste américain Richard Evans Schultes (1915-2001), le père de l'ethnobotanique. » Michel Chandeigne

Karamakate, chaman amazonien, le dernier survivant de son peuple, vit isolé dans les profondeurs de la jungle. Il est devenu un chullachaqui, la coquille vide d'un homme, privée d'émotions et de souvenirs. Sa vie bascule lorsqu’Evan, un ethnobotaniste américain, débarque dans sa tanière à la recherche de la yakruna, une mystérieuse plante hallucinogène capable d'apprendre à rêver. Karamakate se joint à sa quête et ils entreprennent un voyage au cœur de la jungle...

L’Etreinte du serpent superpose deux voyages : celui de Theodor van Martius (dont le modèle est Koch-Grünberg), et, quarante plus tard, celui de l’ethnobotaniste américain (dont le modèle est Schultes) Celui-ci refait le même parcours que le premier avec le même guide Indien, Karamakate, dans une région reculée située entre la Colombie, le Pérou et le Brésil.

Dans ce film, qui atteint une forme de  perfection, les deux Indiens qui incarnent Karamate jeune et vieux sont particulièrement remarquables et même fascinants de vérité. Ce dernier, âgé de 71 ans, est lui-même un des derniers représentants du peuple Ocaína massacré par les cahoutchoutiers.

Lire l’article de Juana Hialany Galeano (Courrier International, 21-01-2011) sur la révélation du génocide oublié des Indiens du Putumayo par la Société cahoutchoutière péruvienne Arana, toile de fond historique du film. M. C.

Lire aussi la critique du film de François-Xavier Gomez (Libération, 22-12-2015)


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