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Les souterrains de la liberté. tomes I et II

Les souterrains de la liberté. tomes I et II, par Jorge Amado
Auteur : Jorge Amado
Traduction : Isabel Meyrelles
Editeur : Messidor
Nombre de pages : 562
Date de parution : 1984
Langue : Français
Prix : 34,00 €
ISBN :
Disponibilité : Actuellement épuisé

Ouvrages d'occasion, parfois un ex.

Tome I: Les temps difficiles

Tome II: L'agonie de la nuit

« Ecrit durant les années 1951/1953, publié pour la première fois au Brésil en 1954, le roman Les Souterrains de la liberté porte en lui, à travers sa composition, sa forme et son contenu la marque de l'époque où il fut conçu. C'est un roman daté et sa conception correspond à la bataille que nous menions contre la guerre froide et ses conséquences.

Je ne désire pas discuter ni m'expliquer, seulement constater. Je n'ai jamais voulu ni accepté de réécrire aucun de mes livres, les éditions se succèdent, toujours pareilles, il n'y a que les coquilles typographiques qui vont croissant et qui s'accumulent au long des années. Aucune édition n'a été revue, actualisée ou corrigée [...] Ce sont par conséquent des documents sur ma façon de voir, de penser et d'agir quand je les ai mis sur le papier. Mes livres témoignent de ma vie d'homme et d'écrivain (l'homme et l'écrivain formant un tout indivisible) à l'époque dramatique, terrible et magnifique qui est la nôtre, époque d'horreur, de menaces, de luttes et d'espoirs, de tueries et de morts, de sang versé, de cruelles injustices. Ils reflètent ma façon de combattre l'oppression, la faim, la misère, l'obscurantisme, les préjugés les plus divers, la dictature, de lutter pour la liberté et pour l'avenir, ils reflètent chaque moment de ce combat, de cette lutte que j'ai commencée avec la publication de mon premier roman et que je continue à mener avec le livre auquel je travaille en ce moment.
Les Souterrains de la liberté correspondent à une certaine façon de voir le monde, les hommes, la société, la réalité, en une époque déterminée, à un processus littéraire inhérent à beaucoup d'écrivains directement engagés dans la bataille politique [...]
En accomplissant notre devoir d'écrivains, nous qui militions au plus dur du combat, nous subissions des influences immédiates et circonstancielles qui marquent la littérature de ce temps. Pour la situer on peut parler de Jdanov et de Staline, reconnaître des erreurs politiques et condamner d'énormes injustices, mais je crois que la passion véritable qui anime ces livres reste intacte [...]
Je peux dire — et j'en suis fier — que mon oeuvre de romancier a pour héros le peuple brésilien : j'ai cherché, et je crois avoir réussi, à fixer dans mes livres le visage de mon peuple, à raconter sa vérité et à garder vivant son espoir. »

(J. Amado, dans sa préface à la première et dernière édition française publiée en 1984)

Né à Ferradas, dans une plantation de cacao du sud de l’État de Bahia, son enfance est marquée par la lutte violente pour la terre. La parution, en 1932, de son premier roman Le pays du carnaval inaugure le cycle de Bahia dont il dressera de grands portraits. Capitaine des sables est considéré comme le dernier livre de ce cycle, l’auteur y décrit de manière très réaliste la misère des enfants des rues. En 1936, il est emprisonné et ses livres sont interdits. Après un exil en Argentine, il reprend son activité politique et littéraire. Jorge Amado renoue alors avec les thèmes de son enfance dans deux romans Les terres du bout du monde et La terre aux fruits d’or... Membre du parti communiste, il est à nouveau contraint à l'exil : Paris, la Tchécoslovaquie et l'URSS. De retour en 1953 au Brésil, il se consacre exclusivement à la littérature et commence à prendre des distances avec le militantisme politique. Certains y voit un tournant dans son écriture où prévaut désormais l’humour. Il crée ainsi, tout une série de personnages féminins qui seront adaptées pour le cinéma et la télévision : la plus célèbre, Dona Flor et ses deux maris, Tereza Batista, Tieta d'Agreste... Il est également l'auteur d'un livres de mémoires de moindre intérêt, Navigation de cabotage.

Jorge Amado (1912-2001) nasceu na Fazenda Auricídia, em Ferradas, município de Itabuna, Bahia, no dia 10 de agosto de 1912. Filho do fazendeiro de cacau. Passou os anos da sua adolescência no meio do povo, tomando conhecimento da vida popular que iria marcar fortemente sua obra de romancista.

Começou com 14 anos a participar da vida literária, sendo um dos fundadores da Academia dos Rebeldes, grupo de jovens que, juntamente com o "Arco e Flecha" e o "Samba", desempenharam importante papel na renovação das letras baianas. Comandados por Pinheiro Viegas, figuraram na Academia dos Rebeldes, além de Jorge Amado, os escritores João Cordeiro, Dias da Costa, Alves Ribeiro, Edison Carneiro, Valter da Silveira, e Clóvis Amorim.

Em 1927, com apenas 15 anos, ingressou como repórter no Diário da Bahia e também escrevia para a revista A Luva. Aos dezenove anos publicou seu primeiro romance O País do Carnaval. Nessa época já estava no Rio de Janeiro, em contato com nomes importantes da literatura. Foi redator chefe da revista carioca Dom Casmurro, em 1939.

Em 1933 lança seu segundo livro Cacau. Depois vieram vários romances que retratavam o dia a dia da cidade de Salvador, entre eles Mar Morto (1936) e Capitães de Areia (1937) que retrata a vida de menores delinquentes, sendo na época proibido pela censura do Estado Novo.

Participou do movimento da frente popular da Aliança Nacional Libertadora. Foi exilado na Argentina, no Uruguai, em Paris, em Praga e ainda morou em diversos países. Recebeu vários prêmios, títulos honoríficos. Foi membro correspondente da Academia de Ciências e Letras da República Democrática da Alemanha; da Academia das Ciências de Lisboa; da Academia Paulista de Letras; e membro especial da Academia de Letras da Bahia. Foi membro da Academia Brasileira de Letras, ocupando a cadeira de nº 23.

Jorge Leal Amado de Faria faleceu no dia 6 de agosto de 2001. Seu velório foi realizado no Palácio da Aclamação em Salvador. Foi cremado, a seu pedido, e suas cinzas foram colocadas ao pé de uma mangueira, em sua casa na Bahia.

 

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